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Anorexie, boulimie, compulsions alimentaires : l'association peut vous aider à voir les choses Autrement

Anorexie mentale et boulimie
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Comment expliquer la perte de poids


Pr D. RIGAUD (Nutrition) - Dijon

 

Ce qu’il faut absolument retenir

Maigrir est l’aboutissement d’un bilan nutritionnel défavorable, où les sorties, à savoir les dépenses d'énergie, sont inférieures aux entrées, c'est-à-dire les apports par l'alimentation. Pour faire simple, donc, l'amaigrissement est la résultante d'une balance nutritionnelle négative sur plusieurs semaines ou mois. Un peu comme un bilan bancaire : ce qui fait votre solde bancaire, c'est la différence entre le crédit (ce que vous avez gagné) et le débit (ce que vous avez dépensé). Si régulièrement, le débit l'emporte sur le crédit, vous videz vos comptes. Au bout d'un certain temps, votre compte courant est vide ou déficitaire.

Vous piochez alors dans vos réserves (assurance-vie, compte épargne…). C'est l'amaigrissement. Mais vous n'avez plus de liquidité. Dès lors, des dysfonctionnements apparaissent : vos créanciers (EDF, remboursement d'emprunt…) s'inquiètent. Vous avez peur de dépenser, vous remettez des dépenses à plus tard, faute de liquidités. C'est la dénutrition.

L'addition, le cumul de toutes les carences alimentaires vont conduire, donc, à la dénutrition. La dénutrition se complique, elle, de dysfonctionnements vitaux (au niveau du cœur, des muscles, du tube digestif, du cerveau, de l’os). Ce sont les complications de la dénutrition.

La dénutrition est d'autant plus rapide et forte que l’amaigrissement s'est fait et continue à se faire du fait d’une alimentation déséquilibrée où manquent des nutriments essentiels : déficit en protéines, en vitamines cruciales, en fer….

En d'autres mots, la dénutrition est la conséquence de carences nutritionnelles et pas seulement d'un déficit calorique… Elle est engendrée autant par le déficit en énergie que par des déficits en nutriments essentiels (acides aminés et acides gras, mais aussi minéraux, vitamines et oligo-éléments).

Traiter la dénutrition et l’amaigrissement, ce n’est pas « grossir », mais combler les déficits en tous ces éléments nutritifs indispensables à notre santé (fer, zinc, magnésium, calcium, vitamines…).

Si les apports alimentaires sont insuffisants à créer de la valeur ajoutée, c'est-à-dire de combler le déficit en ces nutriments, il faut avoir recours à l'assistance nutritive. C'est impératif ! Et c'est simple !

1. Dénutrition : la métaphore du bilan bancaire

Le poids d’une personne est la résultante d’un « bilan d’énergie » et d’un « bilan nutritionnel ». Il faut l’entendre au sens d’un bilan bancaire : il y a les entrées (la ligne des crédits) et les sorties (débits, dettes, intérêts de la dette). Si le bilan est globalement négatif, la personne maigrit. Si, régulièrement sur les dernières semaines ou les derniers mois, le bilan est jour après jour le plus souvent négatif, le compte courant se vide. Si le bilan est durablement positif ensuite, la personne reprend du poids. Si la ligne de crédit est le plus souvent supérieure à la ligne de débit, le solde est de moins en moins négatif. Il finit par être nul, voire à être positif. En d'autres termes, on a repris tout le poids perdu.

L’état nutritionnel d’une personne est donc la conséquence de tous les mouvements qu’il y a eu sur le compte depuis des semaines, des mois, voire des années. Le résultat est cumulatif.

Si la ligne débit est plus élevée que la ligne crédit sur quelques jours, vous perdez de l'argent, mais il est facile de le récupérer sur la ou les semaines suivantes.

En revanche, c'est beaucoup plus compliqué si la ligne débit est supérieure à la ligne crédit depuis des semaines, voire même des mois ! C’est ce qui explique qu’une personne qui a maigri de 10 kg du fait d’une maladie particulière a souvent beaucoup de mal, sans assistance nutritive, à reprendre son poids de forme « toute seule ». C'est comme rembourser une grosse dette ! Car il y a… les dépenses obligatoires de la vie de tous les jours (alimentation, forfait internet, factures EDF, impôts…).

Quand on est dénutri, il faut donc accepter de se faire aider médicalement.

2. Une autre métaphore : la construction d'une maison

Imaginez que votre corps soit une entreprise de BTP. Pour construire une maison, il vous faut des matériaux (briques, béton, tuile pour le toit), mais aussi des outils (bétonneuse, échafaudages, marteaux, perceuse…). Il vous faut enfin des ouvriers pour monter les murs, passer les câbles…

Le corps humain est un peu comme cette maison. Il contient des organes (cœur, poumons, cerveau, foie, muscles…) et doit les faire fonctionner. Pour ce faire, il a besoin de matériaux (protéines, lipides, glucides) de structure : comme le mur est en béton, le cerveau est formé de protéines, de lipides et de glucides complexes. L'os est constitué de protéines, de calcium et de phosphore (et d'autres nutriments encore).

Mais le corps a besoin aussi d'ouvrier pour faire fonctionner le système. Et ces ouvriers, il faut les payer. Plus vous avez d'ouvriers, plus vous devez payer de salaires. Dans notre corps, c'est pareil : plus votre poids est élevé, plus vous avez de masse salariale, et plus vous payez : c'est la dépense énergétique de repos.

Donc, plus vous grandissez (enfants), plus vous grossissez, plus vous développez votre masse musculaire, plus vous dépensez pour assurer les dépenses "courantes".

Dit autrement, pour faire de la masse (c'est-à-dire du poids quand vous en avez perdu ou du poids quand vous grandissez, enfant), il faut apporter deux types d'énergie : celle que vous mettez dans la construction (le prix du kilo de béton, d'un escalier, d'un mètre-carré de toit) et celui que vous mettez dans le salaire de ceux qui construire la maison.

3. Une 3ème métaphore : une entreprise de "distribution"

Il faut ajouter maintenant une dernière notion, celle de l'impossible remplacement d'une marchandise par une autre. Prenons par exemple une entreprise de distribution, type "Darty" ou "Décathlon". Ils vendent beaucoup de produits. Il leur faut des vendeurs et des commerciaux (ce seront des dépenses de salaires), mais aussi des produits à vendre. Ces produits ne sont pas interchangeables. Si quelqu'un a besoin d'un vélo, vous ne pouvez pas lui vendre à la place trois tentes de camping ! Dans notre corps, c'est pareil : il y a des nutriments qui ne peuvent pas être remplacés par d'autres.

On ne peut pas remplacer 20 g d'acide gras oméga 3 (180 kcal) qui serviront à la défense de l'organisme (défenses immunitaires) par 45 g (l'équivalent calorique) de glycogène, qui est un glucide qui n'intervient pas dans l'immunité !

Si vous avez besoin de 50 g de calcium pour votre os, vous ne pourrez pas le remplacer par 50 g de phosphore.

Ainsi, la comparaison avec un bilan bancaire s'arrête-t-elle là. Dans notre corps, il peut y avoir des dénutritions spécifiques. Un nutriment ne remplace pas l’autre : ainsi un déficit en protéines et en calcium ne peut pas être corrigé par un gâteau ou du chocolat, mais seulement par des aliments riches en protéines et en calcium ! Le sucre ne remplace pas les protéines, le magnésium ne remplace pas le calcium !

4. Face aux dépenses, variables et imprévues, il faut des réserves

Le corps, chaque jour, doit assumer des dépenses variables. Certes, il y a des frais fixes, mais d'autres sont imprévus : l'activité musculaire, par exemple, est variable d'un jour à l'autre.

Or, il y a très peu d'énergie qui circule : 5-6 g de glucose (20-25 kilocalories ou kcal), 10-12 g de lipides (100 kcal) et, à la rigueur (si on n'a pas le choix) 10-12 g de protéines utilisables pour ça (40-50 kcal).

Comparé à ceci, les dépenses minimales d'une femme de 40 ans, mesurant 1,50 m et pesant 42 kg sont de 1700 kcal/j. En moyenne, les femmes utilisent chaque jour plutôt 2.000 kcal/jour et les hommes plutôt 2.500 kcal/j.

Donc, l'énergie qui circule (170 kcal) suffit juste pour environ un 10ème de la journée d'une femme plus que menue !

Il faut donc du stock. C'est pour ce faire que nous avons de la masse grasse, du tissu adipeux ! Ce n'est donc pas du tout pour nous embêter !

Pourquoi stocker l'énergie dans la masse grasse. Pour des raisons purement pratiques. Le corps stocke l’énergie sous forme de graisse parce que c’est le plus rentable et que c'est… le moins lourd à transporter.

Quand le corps veut stocker des glucides, il est obligé de le faire sous forme de glycogène (le glucides de réserve, fabriqué à partir du glucose). Or, pour 1 g de glycogène stocké, il faut y associer 3 ou 4 g d'eau. Donc pour stocker 250 g de sucre de réserve (le glycogène), soit 1000 (mille) kcal, il faut stocker au total une masse de 1 kilogramme (1 kg) !

Par ailleurs, le corps ne stocke pas les protéines : soit il les utilise, soit il les jette. Il n’y a donc pas de réserve de protéines.

Les lipides, eux, se stockent quasiment "purs" : stocker 1000 kcal, soit 110 g de lipides, il suffit juste d'y associer… 10-15 g d'eau ! Rappelez-vous, pour le glycogène, c'était 750 g d'eau !

Pour résumer, le corps a le choix, pour mille kcalories (1000 kcal) stockées, soit de se charger d'1 kg de glycogène hydraté (250 g glycogène et 750 g d'eau), soit de 110 g de lipides (+ 10 g d'eau). On comprend que le corps n'hésite pas une seconde : il a choisi depuis des millions d'année de stoker l'énergie sous forme de lipides (graisses ; tissu adipeux).

5. Les stocks en chiffres

  • Les glucides : Le corps stocke peu les glucides. Les glucides, appelés souvent improprement "sucres", sont des nutriments qu’on trouve dans le sucre de table justement, mais aussi dans les féculents, les légumes verts, les racines (pommes de terre, carottes…), les fruits, le pain… Les stocks de glucides sont d’environ 300 g. Près de 95 % des stocks sont situés dans le foie (120-150 g selon la taille de la personne) et les muscles (150 à 250 g selon la masse de muscles). Or 300 g de glucides « donnent » 1200 calories (kcal). Nous l'avons vu, une personne adulte a besoin d’au moins 2000 kcal/jour, chaque jour, pour que son poids soit stable. Donc, très vite, on manque de sucre, si notre alimentation n'en apporte pas. Ce manque de sucre, qui revient à un manque de carburant, va induire des dysfonctionnements : troubles de la vigilance, faiblesse musculaire, vertiges, vue troublée…
  • Les protides : Le corps possède environ 80 % de masse maigre, qui contient 20 % de protéines. Un homme de 70 kg a 56 kg de masse maigre qui contient 11 kg de protéines (encore appelés protides). Or, chaque jour, nous dégradons 90 à 100 g de protéines. Aucune de ces protéines quasiment n'est "en stocks" (tout est "en cours d'utilisation"). Au total, nous avons donc 110 jours (3,5 mois) de protéines, si nous n'en apportons pas du tout ! Ajoutons à ceci que la moitié de ces protéines est vitale, ce qui ne fait plus que… un peu moins de deux mois d'approvisionnement ! C'est d'ailleurs le temps que met à mourir un gréviste de la faim qui ne mange rien.
  • Les lipides : Il y a très peu de lipides circulants (10-12 g). Tous les lipides sont stockés dans la masse grasse. Celle-ci se situe avant tout (90 %) dans le tissu adipeux. Il y a deux sortes de tissu adipeux : l'externe (celui qui recouvre notre corps, sous la peau) et l'interne (celui qui entoure et protège nos organes, à l'intérieur).
    La masse grasse est très variable d'une espèce animale à l'autre (le guépard n'a pas autant de masse grasse que l'éléphant de mer !) et, au sein d'une même espèce, d'un individu à l'autre.
    La masse grasse est bien plus variable que la masse protéique (ou glucidique). Les individus minces ont environ 15-17 % de masse grasse et les personnes fortement obèses 60 % ! Un homme mesurant 1,70 m peut peser 60 kg et avoir 9 kg de masse grasse ou peser 90 kg dont 40 kg de masse grasse, soit 4 fois plus. Ils auront seulement 100-150 g de stocks de glycogène de différence et 2 kg de protéines de différence (9 kg vs 11 kg de protéines) !!  

En résumé

Les glucides se stockent peu et mal, car pour les stocker, il faut y ajouter de l'eau.

Les protides ne se stockent quasiment pas.

Les lipides sont le mode de stockage le plus pertinent pour tous les organismes vivants (inclus les plantes).

Une femme mince mesurent 1,70 m et pesant 56 kg (IMC = 18,7 kg/m2) peut stocker sous forme de lipides 12 kg, soit 108.000 kcal (54 jours de réserve d'énergie).

L'énergie que nous utilisons (l'essence de notre corps) est avant tout le glucose. En second viennent les lipides et les glucides complexes. Les protéines ne sont pas utilisées normalement pour produire de l'énergie.

6. Bilan négatif : comment ?

La comparaison avec un bilan bancaire ne s’arrête pas là : votre compte en banque peut être déficitaire (voire à découvert) parce que vous dépensez trop, parce que vous ne gagnez pas assez d’argent… ou parce qu'à la fois vous dépensez trop et vous ne gagnez pas assez.

Pour votre corps, c’est pareil : on peut maigrir et être dénutri au final, soit parce qu’on ne mange pas assez, soit parce qu’on dépense (se dépense) trop… soit à cause des deux.

La dépense est liée au fonctionnement, voire à la croissance (enfant, ado par exemple), de l’organisme. Il y a donc des dépenses fixes, liées à la masse cellulaire (la masse salariale) – muscles, poumons, foie – appelée « masse maigre ». Il y a aussi des dépenses d’investissement : croissance, maternité, récupération du poids, développement de la masse musculaire, mise de calcium dans l’os…

Mais il y a aussi des pertes liées au vieillissement et au remplacement des tissus, ainsi que des pertes liées aux échanges avec le milieu environnant : urines, selles, transpiration.

7. Quand "ça vieillit", on remplace

Tous les organes vieillissent en effet. Ils sont composés de cellules qui ont une durée de vie limitée et de tissu de soutien de ces cellules qui a, lui aussi, une durée de vie limitée. Il faut donc chaque jour procéder à des remplacements : du neuf remplace du vieux, de nouvelles cellules remplacent les anciennes, qui meurent et dont l'organisme se débarrasse.

Chaque jour, nous détruisons une part de l'os, de l'estomac, du foie, du cerveau… pour les remplacer par du "tout neuf". Ceci demande de l'énergie pour le fabriquer et de l'énergie et des nutriments pour les incorporer (pour construire un mur, il faut les matériaux et les ouvriers ; les deux coûtent).

Tableau 1 : le bilan "entrées - Sorties" chez l'homme

Entrées (kcal/jour)

Sorties (kcal/jour)

Apports (alimentaires)

2120

DE Repos

1250

Activités digestives

- 20

DE Post-prandiale

300

Pertes digestives (fécales)

- 100

DE Activité physique

400

 

 

DE Thermo-régul

50

Entrées réelles (kcal/j)

2000

DE Totale (kcal/j)

2000

En kcal/jour. DE : dépense énergétique. En d'autres termes, pour que les entrées "réelles" égalent les dépenses réelles (2000 kcal/jour),
il faut des apports alimentaires de 2120 kcal/j.

Tableau 2 : Approche en chiffres (bilan quantitatif des nutriments disponibles)

 

Protides

Lipides

Glucides

Apports alimentaires (g/jour) *

75 g/jour

67 g/j

275 g/j

Coût de cet apport

12 % (36 kcal)

2 % (12 kcal)

5 % (55 kcal)

Énergie circulante (kcal)

40

100

20

Énergie disponible en stock (kcal)

0

50.000

600-800

Masse totale dans le corps **

8-9 kg

12 kg

300-400 g

Réserves disponibles (g)

0

8 kg

300 g

Stocks énergétiques totaux (kcal)

0

100.000 kcal

1.200 kcal

* Pour des apports "normaux" de 2000 kcal/jour.

** Pour une femme adulte "mince" de 35 ans, 55 kg et 1,65 m

8. Bibliographie

1

Martins VJ, Toledo Florencio TM, Grillo LP et al. Long-lasting effects of undernutrition. Int J Environ Res Public Health 2011 ; 8 : 1817-46.

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Rabinowitz JD, White E. Autophagy and metabolism. Science. 2010 ; 330 (6009) : 1344-8.

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Paddon-Jones D, Rasmussen BB. Dietary protein recommendations and the prevention of sarcopenia. Curr Opin Clin Nutr Metab Care 2009 ; 12 (1) : 86–92.

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Darmaun D. Métabolisme protéique. In "Traité de Nutrition Clinique de l'Adulte", ed. Basdevant A, Laville M, Lerebours E. Éditions Flammarion Médecine-Sciences (Paris) 2001 : 53-62.

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Rigaud D, Melchior JC. Le métabolisme énergétique chez l'Homme. Collection "Explorations Fonctionnelles Humaines". Editions Médicales Internationales, Lavoisier (Paris) 1992, 143 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié en 2016