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La vitamine D


1. Sources et aspect biochimiques

La vitamine D est une vitamine liposoluble.

On distingue la vitamine D2 ou ergocalciférol et la vitamine D3 ou cholécalciférol.

La source de vitamine D est en grande partie endogène : la synthèse par la peau (ensoleillement) y participe (vitamine D3). Les sources de vitamine D alimentaires sont le foie, le lait entier, le beurre, les œufs et les poissons gras.

1.1. Biodisponibilité

L’absorption de la vitamine D (D2 et D3) suit celle des graisses. Elle se fait au niveau du duodénum et du jéjunum.

La vitamine D suit alors 2 hydroxylations successives :

  1. La première, la 25 hydroxylation, a lieu dans le foie,
  2. L’autre, la 1 hydroxylation, dans le rein.

La forme circulante est liée à une protéine spécifique.

La vitamine D est stockée dans le foie, le muscle et le tissu adipeux.

1.2. Actions

Intestin : La vitamine D stimule l’absorption active du calcium en induisant sa protéine de transport intra-entérocytaire. Elle augmente aussi l’absorption du phosphore

Squelette : Elle stimule la mobilisation du calcium de l’os ancien, en augmentant l’activité ostéoclastique. Elle accroît également l’activité ostéoblastique.

Reins : Elle augmente la réabsorption tubulaire du calcium

Parathyroïdes : Elle freine l’activité de synthèse de la parathormone

1.3. Les besoins

Ils varient selon l’âge et la croissance. Ils sont maximaux au cours de la croissance, chez la femme et chez le sujet âgé. Ils sont augmentés par l’absence d’exposition au soleil. Attention : dans les pays très chauds et musulmans, les femmes ont la peau très peu exposée (en surface comme en temps) au soleil !

Contrairement à une idée reçue, la peau noire n’a pas une capacité de synthèse de la vitamine D différente de celle de la peau blanche.

La carence en vitamine D est responsable d’ostéomalacie et de rachitisme chez le jeune (notamment le prématuré) et augmente le risque d’ostéoporose chez la femme après la ménopause et chez le sujet âgé.

Une carence patente en vitamine D associe plusieurs signes biologiques : hypocalcémie, hypophosphorémie, hypocalciurie plus nette encore (c’est un excellent signe, si les urines ont été parfaitement recueillies) et augmentation des phosphatases alcalines.

Il existe, comme pour toutes les vitamines liposolubles, un risque de surdosage : l’injection de vitamine D par voie intramusculaire se fait en règle générale une seule fois par trimestre ou par semestre.

Pour favoriser la croissance osseuse maximale, l’Europe a décidé d’accepter l’enrichissement des laits de croissance en vitamine D.

Les besoins sont variables selon l’âge, le sexe et le degré d’ensoleillement.

Tableau : Besoins en vitamine D

Groupe de population Besoins (µg/jour)

Nouveau-né

2,5

Nourrisson (1 à 6 mois)

7,5

Enfant

10

Adolescent (garçon, fille)

10 (G : 7,5 ; F : 10)

Homme adulte

5

Femme adulte

7,5

Grossesse et allaitement

10 à 15

Homme âgé

10 à 15

Femme âgée

15 à 20

NB. Les apports recommandés vont être prochainement revus.

 

Publié en 2007