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Anorexie, boulimie, compulsions alimentaires : l'association peut vous aider à voir les choses Autrement

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Notre raison d'être

On constate une augmentation importante des différentes anomalies et des troubles des conduites et comportements alimentaires en France.
 
Leur fréquence est difficile à évaluer avec précision, car ce sont des troubles volontiers cachés par les malades qui en ont honte. On estime qu’il existe actuellement un pourcentage non négligeable de ces troubles :
  • 10 à 14 % des femmes de 20 à 35 ans feraient au moins une crise de boulimie par mois. Il s’agit là de données très partielles reposant sur quelques statistiques en France et à l’étranger. On manque à cet égard d’une étude nationale de grande envergure. On peut cependant estimer la fréquence réelle, dans certaines régions, à 15 à 20 % des femmes et 3 à 5 % des hommes jeunes ;
     
  • 2 à 3 % des femmes de cet âge feraient au moins une crise de boulimie par semaine. Pour les mêmes raisons que précédemment, on peut estimer à 3 à 5 % le pourcentage de femmes de 15 à 35 ans qui ont une boulimie vraie (tous les critères internationaux réunis) ;
     
  • 1 à 1,5 % des femmes de 15 à 25 ans auraient une anorexie mentale. Il s’agit là de données émanant des statistiques hospitalières, lesquelles excluent bien évidemment les malades atteints de formes frustres qui ne consultent pas à l’hôpital ;
     
  • Tous les services hospitaliers spécialisés observent un accroissement de la demande d’hospitalisation pour troubles du comportement alimentaire. Dans l’ensemble, la demande de prise en charge par ces services excède notablement l’offre ;
     
  • 30 à 40 % des femmes et 15 à 28 % des hommes consultant pour surpoids ou obésité se plaignent de compulsions ou frénésies alimentaires incontrôlables ;
     
  • Enfin, le nombre de patients ’obèses augmente franchement : de 10 à 25 % des hommes et femmes adultes ont un surpoids franc (indice de masse corporelle > 27 kg(m)2, soit 78 kg pour 1,70 m ou 69 kg pour 1,60 m) en France, selon la région considérée (plus dans le nord et l’est que dans le sud-ouest). De plus, la fréquence de l’obésité augmente également chez l’enfant : on estime qu’elle atteint 2 à 5 % des enfants de 5 à 12 ans actuellement, contre 0,3 % il y a dix ans.

Les troubles du comportement alimentaire pourraient toucher au total, toutes formes confondues, un million de personnes en France.

Il ne fait aucun doute que la pression sociale participe à cette efflorescence de troubles du comportement alimentaire (TCA) : le souci d’un idéal minceur accru, le regard négatif jeté sur le moindre surpoids, la pression du « manger moins » et du « manger sain » et enfin la prescription médicale de régimes totalement inadaptés sont autant de facteurs qui perturbent l’image que l’individu a de son corps et de lui-même.

L’image du corps dans nos sociétés participe à la genèse des TCA
  • A l’heure actuelle, les Services hospitaliers sont particulièrement mal adaptés à la prise en charge de ce type de maladies. Ceci n’est pas le propre des TCA, puisque ça concerne aussi toutes les formes d’addiction (alcool, toxicomanies…).
     
  • En effet, les structures de soins classiques (hôpitaux Universitaires ou régionaux) ont un coût de journée élevé et une rigidité de fonctionnement qui rendent mal aisé la prise en charge de ces malades.
     
  • De plus, les TCA impliquent un suivi resserré avec des consultations et/ou des contacts avec les « soignants » fréquentes. En effet, les malades sont prisonniers de leur conduite (restriction alimentaire dans l’anorexie mentale, crise de boulimie ou de compulsion, dans la boulimie et autres hyperphagies pathologiques).

Le traitement des TCA doit nécessairement comporter des groupes thérapeutiques d’entraide et de soutien, animés les uns par des professionnels de santé (médecins nutritionnistes, psychothérapeutes, diététiciens), les autres par d’anciens malades.

C’est à travers la prise de conscience qui en résulte, les moyens de travailler qu’ils donnent, que les malades vont évoluer vers une guérison qui reste longue et difficile. Dans ce cheminement, les médecins et autres professionnels de santé doivent savoir apporter des solutions à la fois nutritionnelles et psychothérapeutiques.

Or,  à l’heure actuelle, la situation est loin d’être optimale : peu ou pas de formation à la prise en charge de ces troubles pendant les études médicales, y compris lors de l’enseignement des formations sus nommées, peu ou pas d’informations dans les différents journaux médicaux et surtout aucune information globale permettant la double prise en charge nutritionnelle et psychothérapeutique.

Ainsi, face à ces troubles, les psychiatres ne savent pas donner la bonne réponse nutritionnelle et les nutritionnistes la bonne réponse psychothérapeutique.

L’expérience de terrain suggère que de nombreuses erreurs sont encore à ce jour commises : les unes favorisent la perduration du trouble (prescrire à une malade anorexique boulimique une alimentation très hypercalorique conduit tout droit au renforcement des conduites boulimiques), les autres participent à la genèse des TCA (un régime trop restrictif à une personne fragile ou instable conduit souvent à des crises compulsives ou boulimiques).

Du fait de la gravité de ces TCA et des erreurs commises par nombre de professionnels de santé, une autre nécessité est d’assurer une meilleure formation à la prévention de ces troubles. Cette prévention repose sur une nécessaire information du grand public et sur une formation adaptée des professionnels de santé (médecins généralistes, médecins nutritionnistes, médecins endocrinologues, psychiatres, psychothérapeutes, diététiciens).

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